Reconquete Parthenay

Citoyens, avec vous !

Coup de Gueule : M. Argenton, « C’est comme ça qu’on t’aime ! »

Les apparences sont parfois trompeuses… Cette exclamation, à l’adresse de Xavier Argenton, que l’on pourrait prendre pour de la connivence ou pour un ostentatoire manque de distance à l’égard du premier magistrat de Parthenay, ne relève en réalité ni de l’une ni de l’autre mais nous y reviendrons plus tard… M. Argenton, vous n’êtes en effet ni notre ami, ni notre ennemi, juste le maire de la ville que nous habitons.

Soyez certain, M. le maire, qu’en cette soirée de conseil municipal du 20 octobre 2016, des femmes et des hommes ne vous ont pas « aimé », des femmes et des hommes ne vous ont pas cru, des femmes et des hommes ne vous ont pas (ou trop bien ?) compris, des femmes et des hommes ne vous écoutaient plus. Ces femmes et ces hommes ce sont les parents de l’école Montgazon que vous avez choisi de fermer envers et contre tout, toutes et tous. Soyez rassuré, Mr le Maire, nous ne réitérerons pas les arguments auxquels vous êtes, « très sincèrement », resté absolument sourd. Nous n’insisterons pas sur l’absurdité consistant à considérer une école perdue pour ses élèves mais apte à devenir un centre culturel.

vlcsnap-2016-10-24-12h01m57s187Conseil municipal du 20 octobre 2016 – photo Reconquête

Nous ne vous parlerons pas non plus de l’attaque en règle que vous avez menée envers un journal « dont on ne doit pas dire le nom » pour ne « pas lui faire de la publicité », ce sont vos mots. A un instant, nous avons cru que vous étiez en train de citer, sans le nommer, notre magazine MEDIA PARTH ! Que nenni, nous n’avions rien compris ! Ce soir, c’était le quotidien de presse régionale le Courrier de l’Ouest et l’un de ses journalistes, présent dans la salle (mais lui non plus, pas nommé), Julien RENON qui allaient faire les frais de votre assaut aussi disproportionné qu’injustifié.

Après avoir fermé une école, vous insultez la presse locale ! Quelle sera la prochaine étape ?

Nous ne ferons pas de parallèle avec certains régimes des plus autoritaires qui, nous l’espérons, ne vous font pas rêver plus que nous, même si la tentation est facile.

Cette soirée allait vraiment être celle de tous les dénis parmi lesquels, un déni de démocratie qui a une nouvelle fois brillé dans l’exercice du vote ultime de cette soirée d’octobre 2016. En effet, lorsqu’il a été question de se prononcer pour ou contre la décision de fermer l’école Montgazon, Magaly Proust, élue de l’opposition, a émis la demande de pouvoir voter à bulletins secrets. Vous avez refusé, net, sans même vérifier que la règle du tiers des élus présents dans la salle se prononçaient ou pas en faveur de ce vote secret (Article L. 121-12 du code des communes). Une insistance qui a incité Judicaël Chevalier à demander aux élus de la majorité s’ils n’avaient pas reçu, de votre part, des consignes de vote. Que M. Chevalier se rassure, ces consignes eurent été inutiles car vous avez réussi, M. Argenton, à rassembler en 2014 des élus municipaux dont l’adhésion à l’ensemble de vos décisions n’a jamais failli, ne serait-ce qu’une seule fois lors d’un vote à main levée. AUCUN DE VOS CONSEILLERS ne vous a jamais contredit, n’a voté contre la moindre de vos décisions ou ne s’est même abstenu.

Un hasard ? Un record ? Mais non, une méthode !

Dans le couloir antichambre de la salle du conseil, à l’issue de la séance, nous avons trouvé une maman en pleurs, émue comme vous ne l’avez peut-être jamais été et ne le serez peut-être jamais, en tout cas pas pour les mêmes raisons. Cette maman pleurait de rage d’avoir mené un combat vain et inutile, d’avoir osé croire que vous pourriez entendre, en toute bonne foi, la demande de quelques dizaines de parents d’élèves tenant à conserver l’école qui accueille leurs enfants. Ses larmes étaient celles de l’impuissance, de l’incompréhension et probablement de la fatigue, fatiguée de tenter de vider un océan avec un dé à coudre tant vous vous êtes évertué à ne rien écouter des doléances multiples et sincères de vos concitoyens.

M. le maire, le spectacle que vous nous avez donné en cette soirée d’automne a dépassé non pas les plus naïves de nos espérances mais les plus sombres de nos craintes.

Quand comprendrez-vous que votre méthode n’est pas tenable ?

Quand considérerez-vous vos contradicteurs autrement que comme des empêcheurs de gouverner en rond ?

Quand saurez-vous écouter, E-COU-TER, ceux qui n’ont pas le même avis que vous ?

Quand oserez-vous, peut-être, vous remettre en cause en tenant compte « très sincèrement » de ceux qui ont un avis différent du votre ?

Quand utiliserez-vous enfin les outils démocratiques autrement qu’en les négligeant voire en les bafouant afin d’asseoir une gouvernance autoritaire et omnipotente ?

Vous seul avez les réponses à ces questions.

Votre image n’a probablement jamais été aussi déplorable qu’à présent.

Votre mépris est proprement indigne de la tâche qui vous a été publiquement confiée.

Votre négationnisme démocratique atteint des limites insoupçonnables.

Votre obsession de pouvoir solitaire ou presque confine à l’absurde.

De grâce, M. Argenton, OUVREZ LES YEUX sur la société civile qui vous entoure.

Ah oui, au fait, on a failli oublier, cette phrase qui fait le titre de cet article n’est, bien entendu, à porter au crédit d’aucun membre du groupe RECONQUÊTE mais au solde de votre second adjoint, François Gilbert, Adjoint en charge de la culture, Vice-président de la commission Culture, Membre des commissions municipales Communication – conseil de vie locale – jeunesse – Urbanisme – patrimoine – musée – commerce local, Vice-président de la CCPG en charge de la culture du patrimoine et des TICC, Membre des commissions communautaires Economie-tourisme, Gouvernance, Délégué communautaire au Conseil d’administration Tourisme en Gâtine – Office de Tourisme de Pôle, au Conseil d’administration de l’association Gâtine initiative, au Nombril du Monde et Délégué du quartier Aristide-Briand ! (ouf !).

Et tout cela dans un seul homme, actif qui plus est !

Cette déclaration d’amour (difficile d’appeler ça autrement !) a en effet été enregistrée par nos micros à la toute fin du conseil municipal du 21 juillet 2016. En soi, cet aveu d’allégeance n’a pas de quoi choquer plus que cela mais ce qui peut être un peu plus dérangeant, c’est qu’il fait suite à plus de 15 minutes de vifs échanges aussi improductifs que déplorables entre l’opposition, Judicaël Chevalier en tête, et vous-même, Xavier Argenton, maire de Parthenay. De longues minutes de joute, front à front, vérité contre vérité, provocation sur provocation, le tout ponctué de quelques « Très sincèrement » dont vous seul avez le secret. Bref, l’antithèse de ce que devrait être un débat de conseil municipal constructif et respectueux.

Nous ne jetterons cependant la pierre à aucun des contradicteurs. Il faisait chaud… c’était bientôt les vacances… on approchait de la fin de la séance et, pour les plus cinéphiles, il y avait « Les Bidasses en Folie » à 20h50 sur HD1 ! ! Youpi !

Ce qui est en revanche à la fois symptomatique et plus que révélateur c’est que, juste après ces invectives aussi nombreuses qu’inutiles, sans avoir pris le soin de couper votre micro, M. Argenton vous êtes tourné vers M. Gilbert et lui avez demandé « Ca a été ? ».

Et M. Gilbert de vous répondre : « C’est comme ça qu’on t’aime ».

Sans commentaire.

Si vous souhaitez disposer du verbatim de ces échanges, n’hésitez pas à le consulter directement sur le site de la municipalité à l’adresse :

http://www.cc-parthenay-gatine.fr/pty/mairie/conseilmunicipal/Publications/Proc%c3%a8s-verbal_21072016.pdf

Il a pour une fois le mérite d’être complet, à une ou deux phrases près…


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